La mer
Quand vous l'avez contemplé que vous êtes il venu à l'esprit?
Devant tant de mouvements incessants que nous ne pourrons jamais controler
Face à cette puissance sous jacente prête à nous balayer , tel un nouveau né,
C'est le sentiment d'être tout petit,et a contrario de vouloir la dompter dont on peut se sentir saisi
La mer Elle brasse tout ce qui y passe
Miroir de notre histoire, elle nous renvoie au hasard
Des vieux débris, des sentiments que l'on aurait souhaité enfoui
De l'homme qui pollue cette nature, à celui qui s'étouffe de dépit, celui qui veut paraitre insensible, dur
Elle nous touche au plus profond, sans censure
La mer
Nos sens sont mis en éveil à ses abords,
De nos oreilles captivées par le bercement des roulis toujours et encore
A nos yeux éblouis par l'immensité de ses différents bleutés, fascinés par cet infini décor Tandis que nos mains rafraichies au gré des clapotis, nous réfléchissons à notre sort Et que nos lèvres submergées par son gout salé ne peuvent se clore
Le nez sans être l'affut est envahi par ses effluves iodées, la mer nous enivre à en perdre le nord
C'est sans pareil qu'elle nous permet de nous metttre à nu, de sonder notre chemin,
L'entendre nous rappeler que nous ne sommes rien,
Que de nos mains, de notre tête, de notre coeur nous devons nous servir pour aller au plus loin,
Comme nous le faisons pour nager dans son écrin,
En se laissant porter, emporter tout en guidant nos brassées pour ne pas nous noyer dans ses allers-virées, aveuglés par ses embruns
Ne pas nous perdre dans le fil de nos pensées sans rien pouvoir concrétiser de ce que l'on imaginait de son destin
Cèl










